Tout commence dans la petite patrie intérieure
Suite et fin d'un mouvement poétique qui m'a conduit à un tryptique ;)
Une vague parfumée - L'offrande d'un champ - La mousson éternelle
La mousson éternelle
La salive de ta bouche, l'encrier de ton cœur,
Enlace onctueusement l'esprit né sur ta langue
En mouillant chaque parole elle imprègne les mœurs.
Au fil de l'eau ta salive tisse sa toile son gang
Marquant son territoire, embrassant l'entourage
Absorbé soudain par l'auréole du big bang.
Et les cieux du haut grondent des éclairs des orages;
L'instrument de la grâce s'abat sur la folie
Et voilà la fraîcheur imbibant une page.
Ta plume navigue dessus pianotant sa partie
Enroulant le filet dans une langue sacrée
Décorant un cahier comme l'on habille une vie.
Tout nu face au mystère tu rentres dans ton palais
Parfumé de l'encens enrobant tous les poils
Le désir en toi monte d'accomplir le parlé;
Que tes entrailles résonnent et remercient la moelle
De transmettre la flamme qu'une femme a fait naître
Dans la crypte centrale, au travers d'une toile
Que le peintre ensemence d'un long filet de l'être
Le paysage intime d'une contrée de la race
Qui aspire et accueille la pluie blanche de la grâce.