Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

[Poème] le tourbillon de l’amour ou la grâce de l’apnée

Poème écrit devant la Tour Eiffel et le dôme des Invalides pour un couple d'amis récemment mariés.

cascade.jpg

C’est la rue des cascades qu’un filet d’eau traverse

Qui serpente tout devant prolongeant deux longues ombres

Que le soleil naissant dirige comme une herse

C’est deux mains qui se tiennent au milieu des décombres.

 

Et le courant embrasse l’aspérité du sol

Qui déroule sous vos pieds la terre chérie des hommes

Qu’une vague toute bleue rafraîchit jusqu’au col,

La couturière marine habillant vos deux pommes

 

De la crème de la mer, des cristaux tout salés.

Sur vos dômes les algues s’entremêlent et parfument

La rivière et le souffle qu’une étoile a bercés,

La lumière diffractée par vos bouches qui fument.

 

Le brasier se consume, l’océan n’y peut rien

Et ça brûle et ça danse, et le soleil sourit

D’embraser deux visages et d’effleurer un lien

Qu’un rayon d’outre-tombe a scellé sur un lit.

 

C’est dans un tourbillon que la grâce vous entraîne,

Une ronde, une danse, les profondeurs soulèvent,

Tenant chacun la main du Marin qui déchaîne

Et qui plonge vos deux êtres dans les joies qui se lèvent.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article