Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

[Poème] la fourche du temps

Dans le silence d'une retraite chez des moines prémontrés.

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La mélodie du temps et l'aiguille sa baguette

Transpercent le silence qui follement filé

Sur les routes à l'anglaise, feintant le sablier

Persuadé d'échapper à l'histoire notre dette.

 

Tel un train qui s'évade sur les voies en campagne

En marquant chaque rail du bon rythme des roues

Notre vie s'évapore à mesure que l'on joue

A compter les secondes pendant que la mort gagne.

 

Un genou qui s'affaisse devant la Création

Une joue qui se montre à l'étendard du Ciel

Et la musique s'arrête dans un silence rebelle.

 

Et la rame déraille tout près du mont Sion

Empruntant le sentier des paysages muets

Qu'une prière habille et d'un do puis d'un ré.

 

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