Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

Les yeux bleus d'un voilier blanc entre ciel et mer

20120822_195735.jpgLa vie c'est un peu un délire qui tient miraculeusement, à coups de grâces et à force de projets. Tout en embrassant cette liberté d'homme qui pousse à prendre en main son destin l'on doit bien s'incliner devant la magie des rencontres et de l'instant qui brille puis s'efface.

 

Durant une semaine, on a glissé sur l'eau en famille. Notre bateau a slalomé entre les cyclades et les reposoirs de pierre des dieux de l'olympe. Des endroits chargés d'histoire et de poésie. En suivant les lézards qui se faufilent dans les ruines comme autant de larmes non essuyées, on prend soudain place aux côtés d'Apollon, d'Agamemnon et d'Aphrodite. Le temps se dilate et le soleil éblouit. Alternativement plongés dans le regard du navire puis dans le parfum des îles qui attirent, l'on navigue sur terre et l'on marche sur la mer. Sept jours c'est le temps symbolique d'une création, sept jours c'est une semaine pour perdre ses référentiels, sept jours c'est l'étalon que Chronos confie aux hommes pour gagner le monde.


A l'arrière du bateau, les passagers du grand voilier sont accrochés à la poupe comme des conquérants s'aggrippent à l'esprit d'un idéal. Il y a la mer bleue qui scintille, les montagnes qui défilent, la musique qui s'emballe et le drapeau qui claque. Le bateau se balance sur l'eau en donnant à ses danseurs la curieuse impression d'inviter le cosmos sur le pont. Si la lumière et la musique ne sont pas les attributs du Logos ils sont peut être ceux des rêveurs qui voudraient que l'univers tournent comme la boussole de leurs émotions.

 

Prenons le large!



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