Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

La femme est l'avenir de l'homme !

rebecca-st-james_jacob-fink-300x176.jpgIl est de réflexe humain de restreindre une personne à l'une de ses caractéristiques principales. L'un sera "l'aventurier", l'autre "l'artiste" et le dernier "l'intellectuel". Même si ces raccourcis peuvent avoir leur pertinence et revêtir un certain intérêt pour mettre en avant les talents de chacun, l'on peut y voir aussi raisonnablement un danger d'enfermement de tel ou tel individu dans une posture qu'il se croit forcer d'assumer. C'est ainsi que le baroudeur d'une bande se sentira pousser des ailes en proposant - non sans un certain panache certes ;) - une activité encore plus vibrante, encore plus risquée au reste de l'équipe ! L'artiste appuiera un peu plus sur sa plume comme pour marquer davantage les surfaces vierges qui passeront sous sa main; l'intellectuel quant à lui mettra en avant plus qu'il ne le souhaiterait naturellement un raisonnement très structuré pour démontrer telle ou telle chose. Chaque individu évoluant en groupe est donc assez facilement pousser à la surenchère.

 

C'est en évoquant ce sujet avec un ami hier soir via skype que j'ai senti l'antidote monter dans mon petit cerveau : la femme ! Ne riez surtout pas, je suis très sérieux. En cherchant constamment à séduire et à aimer une femme l'homme est invité à sortir des sentiers battus de ses propres automatismes. Pour répondre à la question millénaire du sexe masculin historisé par Freud - "Mais que veulent-elles ?" - chaque homme n'est-il pas entraîné vers la découverte de l'inconnu pour y puiser des ressources sans cesse nouvelles pour surprendre celle que son coeur a choisie ? La femme n'attend-elle pas l'homme là où il ne l'imagine pas ?

Et s'il s'avérait que la délicatesse de dieu avait permis au descendant d'Adam de s'écarter des chemins de l'abus en orientant ses pas mystérieusement vers ceux de sa bien-aimée qui se cache sans cesse au détour d'un croisement ? Laissant traîner un cheveu, laissant paraître une joue, un nez, un pieds ou une main, au coin d'un mur nouveau, une pointe d'espièglerie au visage.

 

Les yeux d'une femme posés sur un homme n'érigent-ils pas un puissant garde-fou contre tout réflexe d'exagération d'un type et d'un caractère sur ses faits et gestes quotidiens ?

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