Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

L’eau : sacrement de l’universalité de la soif

Extrait de mes carnets de voyage tenus aux Philippines d'avril à juillet 2011.

Les écluses du ciel viennent de s’ouvrir! Il est 11h30 du mat’ et l’eau de pluie se déverse par tonneaux sur le bitume et la terre de Cebu. Trois minutes top chrono, c’est le temps qu’il faut à la nature pour abattre le rideau de la grâce sur mon nouveau quotidien.

Quelle joie pour le coeur de sentir enfin la fraîcheur de l’air, le souffle du vent s’imprégnant de l’esprit de l’eau et le corps renaît! L’or bleu fait vivre. Chaque matin, ce sont les torrents des canalisations humaines qui déversent sur moi la même bénédiction créatrice. La cascade déclenchée par une douche irrigue avec douceur un corps encore assoupi par le sommeil de la nuit. Elle l’irrigue et le guérit de l’anxiété de la mort, ce point sensible transpercé par la lance incandescente de la sécheresse des premiers soleils.

Vive l’eau qui désaltère, vive l’eau qui chante la puissance des cieux. Vive l’eau qui chante et se souvient en revenant chaque jour embrasser les mêmes peurs et les mêmes hommes assoiffés!

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