Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

Absorber les cris d'alarme d'une enseignante le gosier serré

violence_scolaire-7ec7d.jpgCe matin je suis bouleversé par le témoignage d'une enseignante du 19ème de Paris publié dans le courrier des lecteurs du journal Le Monde samedi dernier. Selon les mots d'un ami qui m'a transmis le lien "cela fait du mal de lire ce nouveau cri d'alerte".

En effet, cela fait mal au ventre d'imaginer le quotidien de ces profs transbahutés dans la culture de la violence, de l'irrespect et de la victimisation permanente. "Rois" dans les collèges des élèves se permettent tout, sauf d'étudier. Au pire des cas, le délinquant risque quelques jours d'expulsions. Mais qu'est-ce que cela change pour lui ? Il déversera son aigreur et sa haine dans un autre cadre pendant ces jours. Ce sera l'insulte du flic que l'on aperçoit au loin; ce sera le "ta gueule" à la fille ou au gars du métro qui aura le malheur d'avoir le verbe trop haut alors que le "jeune" écoute son mp3 à volume "max". Ce sera une pierre ou un crachat lancé lâchement dans le dos d'un passant qui croisait le chemin de la "victime de la société".

Vendredi soir, l'enseignante a craqué en préparant le biberon pour son fils. Les bras d'honneur, les vols, les raquettes... est-elle dans un mauvais rêve ? Non, simplement dans la triste réalité de l'école qui n'a pas su offrir d'autres perspectives à ses occupants que celles de la "tolérance" et du droit sacré de l'enfant-roi. Les conséquences sont dramatiques. Les belles intentions ne relèvent pas de l'amour mais d'une attitude criminelle. On tue le destin des enfants de la nation en refusant de croire à l'autorité, la responsabilité individuelle et l'excellence !

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