Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

A droite, des étincelles pour une famille de pensée à guérir

virage-a-droite-600x400.jpgSelon le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé, la famille de pensée de droite serait "mise en danger" par le "populisme" de Marine Le Pen qui ose aborder crûment des questions de société comme la multiplication "des prières de rue de musulmans dans plusieurs villes en France". Cette stratégie de marginalisation d'une figure politique de droite d'envergure reflète à mon sens le complexe maladif d'un camp sans vision.


Depuis de nombreuses années, au rythme des renoncements et de la soumission au politiquement correct la droite a petit à petit perdu ses fondamentaux.


Le peuple de droite plébiscite le retour de la nation et la sauvegarde du principe de laïcité. Et pourtant, la droite au pouvoir continue d'abandonner à des tiers des pans entiers de la souveraineté française. A l'extérieur, elle dit "amen" à Bruxelles, à l'intérieur elle s'abaisse lâchement devant l'expansion de l'Islamisme qui sourit.

Le peuple de droite plébiscite le renouvellement de l'Ecole de la République et de la famille. Et pourtant, la droite ne se donne pas les moyens d'établir les conditions de ce nouveau matin... La blouse à l'école ? Le drapeau dans chaque cour d'école ? Le salaire parentale ? Toujours pas.

Le peuple de droite plébiscite la liberté d'entreprendre et la solidarité nationale. Et pourtant, les charges continuent d'accabler nos PME et les avantages sociaux semblent désormais suspendus aux avis des marchés qui pourraient bien imposer une cure d'austérité à notre pays dans les prochains mois.

Le peuple de droite plébiscite une politique de sécurité ferme. Et pourtant, le nombre de zones de non-droit ne cesse de croître. Et pour causes, consignes sont données à la police de ne pas faire de siennes. Les trafiquants se frottent les mains, leurs voisins ont peur.

Le peuple de droite rêve d'une politique étrangère française ambitieuse qui relaie la voix des sans-grades et des délaissés de la mondialisation. Mais la droite au pouvoir veut déléguer cette mission au Ministre des Affaires Etrangères européen.

 

Ceci étant dit, il n'est donc pas étonnant de voir grimper la popularité de Marine Le Pen dans l'électorat de droite. En se posant en résistante des abus de la mondialisation et de l'irrésistible ascension de l'Islamisme elle parle comme la France des bistrots. Les orphelins de droite applaudissent.

Je suis persuadé que la classe politique de droite - du Nouveau Centre à l'UMP - se plante un couteau dans le dos en décidant de continuer la stratégie de diabolisation du Front National. Car Marine Le Pen n'est pas Jean-Marie Le Pen. Elle ne prête pas le jeu à la polémique facile en faisant des références à trois balles sur des épisodes passés de notre histoire. Elle se cantonne à développer ses idées et son programme derrière un petit écran qu'elle a dompté.

La droite au pouvoir fait à mon sens une erreur stratégique majeur en se détournant d'un certain nombre d'idées justes partagées par un nombre croissant de français.

Je pense à l'instauration d'un protectionnisme économique raisonnable à nos frontières; je pense à une politique d'immigration tarie permettant d'assimiler les arrivants des dernières décennies; je pense à l'instauration d'une charte républicaine pour la construction des mosquées.


Concernant la polémique des musulmans priant publiquement dans les rues en France, je suis frappé par l'amalgame réalisé par les détracteurs de Marine Le Pen entre "Islam" et "Islamisme". Ils ont en effet décidé de prendre les islamistes barrant les rues chaque vendredi comme porte-parole des musulmans de France "demandant plus de lieux de cultes". La classe politique oblige ainsi les musulmans modérés à s'identifier à des radicaux et des extrémistes dont ils ne partagent pas les provocations à visées politiques.

En effet, pour la plupart des musulmans de France, il ne viendrait pas à l'idée d'étaler son tapis sur la voie publique, d'interdire le passage aux "dhimmis" (non-musulmans) et de diffuser ses prières en arabe via un mégaphone.

A contrario, en dénonçant les atteintes au principe de laïcité émanant de groupements islamistes influents, Marine Le Pen ne fait, à mon humble avis, que défendre la dignité des croyants d'Allah qui souhaitent, pour une large part, gagner la bienveillance de leurs concitoyens.

 

En fait, c'est le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui a semble-t-il fait montre du plus de sang-froid en déclarant que Mme Le Pen posait "une vraie question". De son côté, il craint "l’intégrisme musulman qui peut éclabousser la France et, en conséquence, la montée chez nous de l’islamophobie."


Que celui qui a des oreilles pour entendre... entende ;)


Vidéo d'une prière musulmane dans la rue Myrha dans le XVIII à Paris ce vendredi 10 décembre :

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