Le chant des étincelles

Le chant des étincelles

Tout commence dans la petite patrie intérieure

Vivre et bâtir en cité après Charlie Hebdo.

Vivre et bâtir en cité après Charlie Hebdo.

Je ressens dans ma cité un malaise palpable suite aux événements survenus la semaine dernière : honte, colère, sentiment de rupture avec la société française, propagation de théories du complot, affirmations accentuées de la haine des institutions.

Ces trois personnes qui se sont revendiquées de l'Islam lors des ces attentats ont clairement contribué à couper une partie de notre société de son corps vivant. Les conséquences sont profondes.

La vive réaction de millions de français alignés derrière le slogan "Je suis Charlie" paraît de notre point de vue aussi évidente que courte de vue.

Évidente car cet acte de barbarie est très largement dénoncé comme terrible et scandaleux par les habitants de France.

Courte de vue car en cité, on cherche depuis des années quelque chose de plus profond et de plus fondamental : on guette l'avènement du "Je suis français", celui qui redonnera de l'âme et de la fierté à l'appartenance au corps de la France.
Alors ce "Je suis Charlie" passe mal car il donne le sentiment que le peuple puise sa définition du Vivre ensemble dans une BD qui banalise l'irrespect de la transcendance divine, fondement identitaire et spirituel d'une majorité de personnes en cité.
Il est donc clair que cette réponse immunitaire rapide du corps malade de la France n'est pas suffisante et qu'elle peut même, si on en reste là, creuser durablement le fossé entre la France des zones périphériques et le reste du pays.

L'unité de la France est en danger réel car les cités, déjà piégées par l'oisiveté et l'absence de mixité, sont désormais tiraillées par des sentiments contradictoires et, en l'absence d'interlocuteurs et d'AMIS de religions, de milieux et de cultures différentes, hautement tentées par le repli communautariste, ce qui brouille davantage son rattachement au corps de la société.

Ces attentats doivent donc interpeller la responsabilité individuelle et collective de citoyen et de frère en humanité de chaque français. Peut-être que chacun devrait se poser cette question : la paix peut-elle être préservée en France si chacun ne fait pas l'effort de sortir de ses zones de confort pour stimuler la mixité et les logiques d'amour fraternel, fondements universels et éternels de notre civilisation française imprégnée de christianisme.

Au Rocher, notre but est clair : bâtir la civilisation de l'amour en priant, vivant et agissant au cœur des cités sensibles.

haut les cœurs !

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article